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Les Etats-Unis disent discuter d'un nouveau rendez-vous avec l'Iran
information fournie par AFP 16/04/2026 à 09:01

Une affiche représentant le détroit d'Ormuz sur la place Vanak de Téhéran, le 15 avril 2026 ( AFP / - )

Une affiche représentant le détroit d'Ormuz sur la place Vanak de Téhéran, le 15 avril 2026 ( AFP / - )

Washington a annoncé discuter de la tenue d'une deuxième session de négociations avec Téhéran, se disant "optimiste" sur les chances d'un accord, après la menace de l'Iran de bloquer la circulation en mer Rouge face au blocus américain de ses ports.

L'Iran a de son côté réaffirmé sa volonté de négocier, alors que le monde espère la prolongation du cessez-le-feu de deux semaines en vigueur depuis le 8 avril, et la sortie d'une guerre qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et secoue l'économie mondiale.

"Nous sommes optimistes quant à la perspective d'un accord", a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, tandis que le Pakistan poursuit ses efforts de médiation après une première session de discussions à Islamabad, qui s'est conclue sans accord.

L'influent chef de l'armée pakistanaise Asim Munir a notamment rencontré mercredi en Iran le chef de la diplomatie Abbas Araghchi.

Et le Premier ministre pakistanais, Muhammad Shehbaz Sharif, a rendu compte des efforts de son pays lors d'une rencontre en Arabie saoudite avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, dans le cadre d'une tournée qui doit également le mener au Qatar et en Turquie, a annoncé son cabinet jeudi.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a confirmé que "plusieurs messages avaient été échangés via le Pakistan" ces derniers jours.

Il a toutefois campé sur une exigence iranienne majeure: le droit du pays à un programme nucléaire civil, ouvrant seulement la porte à des débats sur "le niveau et le type d'enrichissement" d'uranium.

Mais près de sept semaines après le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran, les objectifs d'Israël et des Etats-Unis restent "identiques", a assuré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, citant notamment "l'abandon de la capacité d'enrichissement à l'intérieur de l'Iran".

- Double blocus maritime -

Sur le terrain, Téhéran verrouille toujours le détroit d'Ormuz et Washington impose depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

Dans une rue de Téhéran, le 12 avril 2026 ( AFP / ATTA KENARE )

Dans une rue de Téhéran, le 12 avril 2026 ( AFP / ATTA KENARE )

L'armée américaine a annoncé mercredi avoir empêché dix navires de quitter les ports iraniens. Selon Washington, "90%" de l'économie iranienne dépend du commerce maritime.

Washington a également dit renforcer ses sanctions contre le secteur pétrolier iranien.

En réponse, le chef de l'armée iranienne, Ali Abdollahi, a agité le spectre d'un blocage de la mer Rouge, en plus de celui du détroit d'Ormuz. Mohsen Rezaei, conseiller du guide suprême iranien, a en outre menacé de couler les navires américains s'ils tentaient de faire la "police" dans le détroit.

Mercredi, les ministres des Finances de onze pays, dont le Royaume-Uni, le Japon et l'Australie, avaient appelé "à une résolution négociée" du conflit, évoquant les menaces "sur la sécurité énergétique mondiale, les chaînes d'approvisionnement, ainsi que la stabilité économique et financière".

Les cours du pétrole étaient toutefois stables jeudi matin en Asie et les Bourses dans le vert après qu'à Wall Street le S&P 500 et le Nasdaq ont atteint mercredi de nouveaux records, les investisseurs misant sur une poursuite des négociations.

- Discussions libano-israéliennes -

Au Liban, les hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien se poursuivent malgré des discussions mardi entre les ambassadeurs des deux pays aux Etats-Unis - premier rendez-vous du genre depuis 1993 - en vue de négociations directes.

Israël bombarde le village d'Arnoun, dans le sud du Liban, le 15 avril 2026 ( AFP / - )

Israël bombarde le village d'Arnoun, dans le sud du Liban, le 15 avril 2026 ( AFP / - )

La formation pro-iranienne a revendiqué jeudi de nouvelles attaques contre des positions militaires dans le nord d'Israël, après que l'armée israélienne a annoncé avoir frappé plus de 200 cibles du mouvement chiite en 24 heures.

"Le démantèlement du Hezbollah" est le premier but des négociations entre Israël et le Liban, a réaffirmé mercredi M. Netanyahu.

Donald Trump a assuré tard mercredi que les "dirigeants" des deux pays se parleraient jeudi, ce qui serait historique.

"On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban", a-t-il déclaré sur Truth Social, sans toutefois préciser de quels dirigeants il s'agirait.

Le Liban "n'est pas au courant" d'un prochain contact avec Israël, et n'en a pas été informé "par les canaux officiels", a toutefois affirmé une source officielle à l'AFP.

Un peu plus tôt, un haut responsable américain avait fait savoir que le président américain jugerait "bienvenue la fin des hostilités au Liban", mais que les Etats-Unis "n'avaient pas exigé un cessez-le-feu immédiat" entre Israël et le Hezbollah.

Depuis début mars, les frappes israéliennes sur le pays ont fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés.

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13 commentaires

  • 09:49

    Les obèses partent la queue entre les jambes d'Iran, et maintenant ils veulent attaquer Cuba. A vomir.Et que fait la communauté internationale.??? Des lâches.!!!


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